Parmi les éditeurs de
jeux approchés par Google figureraient Playdom, un éditeur dont Disney
a annoncé l'acquisition mardi, Playfish, racheté l'an dernier par
Electronic Arts, et Zynga, dans lequel Google aurait déjà investi,
selon des "personnes au courant" du dossier que le quotidien n'a pas
nommées. Ces
trois sociétés sont spécialisées dans des jeux très populaires sur les
sites du type Facebook, comme Farmville, Treetopia, Pet Society ou
encore "Who has the biggest brain?". L'édition
en ligne du quotidien a seulement cité le PDG de Google Eric Schmidt, à
qui il avait demandé s'il préparait un service sur le modèle de
Facebook. "Le monde n'a pas besoin d'une copie de la même chose",
a-t-il répondu. De
tels projets, s'ils se confirmaient, illustreraient la volonté de
Google d'investir tous les domaines de l'internet, et de parer au
risque que de précieuses recettes publicitaires se déportent de son
moteur de recherche vers les sites sociaux. Du
point de vue des éditeurs, explique le quotidien, l'entrée de Google
sur ce marché réduirait leur dépendance envers Facebook, qui vient de
dépasser le seuil du demi-milliard d'utilisateurs actifs. Les
jeux populaires sur les réseaux sociaux se caractérisent généralement
par leur graphisme et leur scénario relativement simples, et sont
surtout conçus comme un moyen de rester en contact avec les "amis" d'un
réseau social. Certains se financent par la vente de monnaie fictive
permettant d'acheter divers articles. Au
début du mois, le site d'informations spécialisées TechCrunch avait
affirmé que Google avait déjà investi 100 millions de dollars dans
Zynga. Google possède déjà le réseau social Orkut, qui peine à s'implanter hors du Brésil et, dans une moindre mesure, de l'Inde.
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