A la Bourse de Paris,
les investisseurs ont salué ces annonces: à 09H15 (07H15 GMT), le titre
prenait 3,96%, à 15,77 euros, dans un marché en hausse de 0,37%. Sur
les six premiers mois de l'année, les ventes reculent de 1,2% (-2,2% à
base comparable), à 22,14 milliards d'euros, alors que les analystes
tablaient sur 22,02 milliards, selon le consensus cité par CM-CIC
Securities. Le
bénéfice net bondit de son côté de 45,4%, à 3,72 milliards, une forte
augmentation essentiellement liée à la cession d'actifs au Royaume-Uni
"dans le cadre de la création de la coentreprise Everything Everywhere,
avec T-Mobile", a expliqué l'opérateur dans un communiqué. Le
résultat brut d'exploitation (Ebitda) baisse, par ailleurs, de 3,7%
(-4,6% en données comparables), à 7,745 milliards. Un chiffre là encore
supérieur aux attentes, le marché prévoyant 7,67 milliards. Sans
surprise, France Télécom confirme de fait ses objectifs pour 2010 et
2011, près de quatre semaines après les avoir détaillés lors de la
présentation de son plan pluriannuel "Conquêtes 2015". L'opérateur
vise la génération d'un cash-flow organique (liquidités) de 8 milliards
d'euros pour 2010 et 2011 et un chiffre d'affaires annuel "globalement
stable" à base comparable et hors effets réglementaires. Il a par ailleurs annoncé qu'il verserait en 2010, 2011 et 2012 un dividende de 1,40 euro par action, comme pour 2009. Avec
ces "solides résultats semestriels", "le groupe démontre une nouvelle
fois sa capacité de résistance, et ce en dépit d'un contexte économique
encore perturbé sur nos principaux marchés", a déclaré le directeur
général, Stéphane Richard, dans le communiqué. "La
baisse du chiffre d'affaires est restée plus limitée au deuxième
trimestre que précédemment, tandis que nous attirons toujours plus de
clients", s'est-il félicité. Sur le seul deuxième trimestre, les ventes reculent de 0,4%, à 11,18 milliards d'euros, et l'Ebitda de 2,6%, à 3,978 milliards. "Certes,
on n'est pas encore retourné à la croissance généralisée, mais ce qui
souffrait souffre moins", a noté le directeur financier Gervais
Pélissier lors d'une conférence téléphonique. En
France, où le groupe réalise plus de la moitié de son chiffre
d'affaires, ce dernier a reculé de 2,2% sur le semestre à 11,59
milliards, avec une bonne performance de l'activité mobile. L'opérateur
domine toujours largement le marché, avec 26,18 millions de clients
mobiles (+3,6% sur un an) et 8,989 millions dans l'internet ADSL. Dans
ce secteur, où il connaît des difficultés depuis plusieurs mois, il
revendique une part de conquête nette (nouveaux clients moins ceux
perdus) au deuxième trimestre de 15,5% (+52.000 clients nets), contre
14% au premier trimestre. "Les
campagnes de marketing que nous avons lancées ont commencé à produire
leurs effets", s'est félicité M. Pélissier, en précisant que le groupe
visait environ "30% de part de conquête d'ici la fin de l'année". L'Espagne fait moins bien que la France (-2,7%), de même que la Pologne (-3,3%). En
Afrique et au Moyen-Orient, les ventes progressent en revanche de 2,8%,
ce qui fait de cette région "le principal moteur de croissance du
groupe", selon M. Pélissier.
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