Le 7 juillet à Atlanta, personne n'était prêt pour ce qu'allait livrer ce huitième de finale. L'Argentine, tenante du titre, affrontait une Égypte vainqueure aux tirs au but de l'Australie en seizièmes, qui n'avait plus atteint ce stade de la compétition depuis 1934. Sur le papier, un duel déséquilibré Mais sur le terrain, un chaos magnifique.
Les Pharaons ont mené 2-0, Messi a raté un penalty, et pourtant l'Argentine a renversé la table dans les dix dernières minutes. Un vrai scénario de folie !
L'Égypte a frappé en premier et a frappé fort. À la suite d'un corner joué à trois, Attia a centré vers le second poteau pour trouver Yasser Ibrahim, qui a trompé un Martínez immobile d'une tête puissante : 0-1 dès la 15e minute. L'Égypte a pris l'avantage et a semblé tenir son plan à la perfection. L'Argentine cherchait la réaction immédiate — et elle pensait la trouver sur penalty. Tagliafico s'est écroulé dans la surface après s'être fait accrocher par Rabia, et l'arbitre Letexier a désigné le point de penalty — mais Messi a vu sa tentative détournée par Mostafa Shobeir, bien parti sur sa gauche. Le gardien d'Al Ahly a ensuite stoppé la tête de Mac Allister à la 28e, celle d'Álvarez à la 39e, et vu le coup franc lointain de Messi s'écraser sur son poteau droit à la 31e. Une muraille. L'Argentine poussait, frappait, s'impatientait — mais rien ne rentrait.
Sur un contre éclair, Hassan a pris de la vitesse sur le côté droit et a servi Salah, qui a remis pour Hassan — but ! Mais l'arbitre a finalement annulé la réalisation pour une faute d'Attia sur Lisandro Martínez au départ. Cruel, mais la sélection égyptienne n'a pas lâché. Sept minutes après, Salah a servi Hassan qui a temporisé avant d'entrer dans la surface, son centre a trouvé Ziko, qui a fusillé la cage d'une frappe en première intention — 0-2 à la 67e. Atlanta a retenu son souffle. Les champions du monde en titre se sont retrouvés dos au mur, humiliés par une Égypte disciplinée, rapide, et redoutablement efficace en transition. Mais le scénario a changé en seconde période...
C'est là que l'Argentine a montré pourquoi elle est championne du monde. D'abord Cristian Romero, auteur d'une tête rageuse sur un centre de Messi pour relancer la rencontre à la 79e — 1-2. Puis La Pulga s'est racheté de son penalty raté : sa frappe surpuissante a heurté la barre avant de franchir la ligne pour remettre les deux équipes à égalité à la 83e — 2-2. Et alors que tout le monde se préparait à la prolongation, Lautaro a temporisé dans le couloir droit et a vu Enzo Fernández dans l'axe — frappe croisée, petit filet, 3-2 à la 90e+2. Atlanta a explosé. L'incroyable venait de se produire.
Ce match n'aurait pas été complet sans sa dose de controverse arbitrale. François Letexier, arbitre français désigné pour ce huitième — ce qui avait déjà fait parler avant même le coup d'envoi — s'est retrouvé au cœur de toutes les polémiques.
Les Égyptiens ont d'abord contesté le penalty accordé à l'Argentine pour une faute d'Attia sur Tagliafico, jugée sévère. Puis le but annulé d'Hassan à la 58e a mis le feu aux poudres. Et les Pharaons réclamaient également un penalty dans la surface argentine pour une faute sur Hamdy Fathy, ignorée par l'arbitre.
Après le match, le sélectionneur Hossam Hassan n'a pas mâché ses mots, affirmant que le résultat n'était pas mérité et que le match avait été influencé par des intérêts extérieurs. L'attaquant Ziko a lui aussi exprimé sa frustration, estimant que des choses étranges s'étaient produites et que tout le monde les avait vues. Des accusations graves, qui alimenteront le débat bien au-delà d'Atlanta. Ce qui est certain, c'est que ce match a laissé un goût amer dans la bouche de toute une nation.
Au terme d'un scénario complètement fou, l'Argentine a finalement renversé une valeureuse Égypte et décroché son billet pour les quarts de finale. Mais ne retenons pas seulement la victoire argentine. Cette Égypte a montré un visage magnifique — organisée, courageuse, portée par un Salah toujours aussi décisif et un Shobeir immense dans les buts. Les Pharaons repartent d'Atlanta sans qualification, mais avec la fierté d'avoir fait trembler les champions du monde pendant plus de 70 minutes. Et si l'Albiceleste passe, le chemin pourrait mener jusqu'à une finale face aux Bleus — un remake du choc de 2022 au Qatar. Mais cette fois-ci, à New York, les Bleus voudront une tout autre fin. Affaire à suivre...