Mission accomplie pour nos Éléphants ! Ce jeudi 25 juin 2026 à philadelphie, la Côte d'Ivoire s'est imposée 2-0 face à Curaçao lors de la troisième journée du groupe E de la compétition. Une victoire historique qui nous permet de décrocher pour la première fois de notre histoire une qualification pour les 16èmes de finale. Trois tentatives avant ça — 2006, 2010, 2014 — trois sorties prématurées. Cette génération-là, elle a tout changé.
Après notre succès face à l'Équateur et notre courte défaite contre l'Allemagne, un simple match nul suffisait pour valider notre ticket. Mais les hommes d'Emerse Faé ont préféré ne laisser aucune place au doute.
Ne sous-estimons pas la Vague Bleue — ces gars-là sont venus à Philadelphie avec des ambitions bien réelles. Dès la 3e minute, Chong sollicite notre gardien Yahia Fofana d'un boulet de canon de 20 mètres, annonçant la couleur. Tout au long du match, les Caribéens ont tenté, poussé, gêné — une équipe organisée, qui ne s'est pas laisser intimider. Bacuna s'ouvre un angle juste avant la mi-temps et trouve le petit filet de Fofana à la 44e, puis Floranus prend sa chance à la 53e et manque de très peu la lucarne ivoirienne. Notre gardien a été décisif dans ces moments-là, solide comme un roc quand il le fallait.
Pour une équipe à sa première participation, Curaçao a montré un visage courageux et digne. (mais nous on était leur terminus...)
Nicolas Pépé, titularisé sur le front de l'attaque pour la première fois de la compétition, s'est vu offrir un but sur un plateau par Yan Diomandé dès la 7e minute. Avec 1-0,la pression d'une nation entière s'allège d'un coup. Personne ne l'attendait forcément comme le héros de la soirée, mais Pépé a répondu présent quand ça comptait vraiment.
Mais la mission n'est pas encore accomplie, et nos gars le savent. Les occasions se gaspillent : Diallo manque le cadre à la 9e, puis cafouille avec Kessié alors qu'il avait le break au bout du pied à la 19e. Le match aurait pu basculer dans le mauvais sens. Mais c'est là qu'Ibrahim Sangaré entre en scène avec une vision de jeu exceptionnelle : une passe lumineuse pour Pépé qui enroule une frappe du gauche à la 66e et qui ne laisse aucune chance au gardien Room. 2-0 et le match est plié.
Un doublé propre, efficace, historique.
Soyons honnêtes entre nous — nos Éléphants auraient pu souffrir davantage. Amad Diallo a raté deux occasions nettes en première période, à la 10e et à la 23e minute, qui auraient tué le match bien plus tôt. Ces ratés ont maintenu Curaçao en vie et permis aux Caribéens de continuer à croire et à presser. La défense ivoirienne est apparue complètement attentiste en seconde période, laissant Curaçao pousser dangereusement jusqu'à ce que Pépé règle la question. Dans les grands matchs à venir — contre des adversaires autrement plus redoutables — cette générosité défensive pourra coûter très cher. Faé le sait, et on lui fait confiance pour serrer les boulons avant les seizièmes.
Nos Éléphants terminent deuxièmes du Groupe E derrière l'Allemagne, qui s'est fait renverser par l'Équateur dans le même temps. Le Groupe E aura été une aventure folle du début à la fin. La suite ? Nous affronterons le perdant du match France-Norvège en seizièmes de finale — avec un potentiel duel de frères entre Guéla et Désiré Doué si la France venait à chuter. Un scénario qui ferait vibrer tout les deux pays. Mais peu importe l'adversaire — nous avons montré contre l'Équateur, Curaçao et même l'allemagne que ces Éléphants ont les crocs, le cœur, et la qualité pour aller loin. Il aura fallu attendre une formule à 48 nations, mais le triple champion d'Afrique est enfin là où il mérite d'être. L'aventure ne fait que commencer, et on y croit fort