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Mexique 2 – 0 Afrique du Sud : El Tri ouvre le Mondial en patron, les Bafana Bafana coulés par leurs propres erreurs

 

Deux buts, une ambiance de feu, trois expulsions : la Coupe du Monde 2026 est partie sur les chapeaux de roue. Au Stade Azteca de Mexico, devant un public en fusion, le Mexique a remporté son premier match du Mondial 2026 face à l'Afrique du Sud sur le score de 2-0, grâce à des réalisations de Julián Quiñones à la 9ème minute et de Raúl Jiménez à la 67ème. 

Ce match d'ouverture avait une saveur particulière : en 2010, lors du Mondial organisé en Afrique du Sud, Mexique et Bafana Bafana s'étaient quittés sur un score nul 1-1. Seize ans plus tard, même affiche — mais résultat très différent !

 

Avant le match — Le Mexique met le feu au Stade Azteca

Avant même le premier coup de sifflet, le spectacle était déjà là. Devant 80 000 spectateurs en fusion, la cérémonie d'ouverture a duré une vingtaine de minutes de pur show. Ce soir-là, le Mexique est devenu le premier pays de l'histoire à accueillir trois Coupes du Monde — et il l'a célébré avec style. Shakira et le Nigérian Burna Boy ont fait trembler les tribunes avec "Dai Dai", l'hymne officiel du Mondial. J Balvin, Tyla et Maná ont complété la fête. Coloré, festif, inoubliable — exactement comme on attendait le Mexique.

 

9ème minute — Quiñones frappe en premier

Le ton est donné immédiatement. Dès les premières minutes, la sélection de Javier Aguirre monopolise le ballon et impose son pressing haut sur la défense sud-africaine.
À la 5ème minute, le portier sud-africain Ronwen Williams doit déjà s'employer pour dévier une reprise puissante du gauche de Raúl Jiménez. Le gardien des Mamelodi Sundowns tient bon... pour l'instant.

Mais à la 9ème minute, le mur craque. Julián Quiñones ouvre le score sur une frappe croisée du droit, parfaitement placée dans le petit filet. Un tir tendu, décisif, imparable. 1-0.

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La faute de Williams — Le tournant du match

Le portier sud-africain Ronwen Williams commet une relance mal assurée vers Yaya Sithole, qui perd le ballon juste devant sa propre surface, chipé par Érik Lira. Une relance manquée sous pression — le genre de faute technique qui coûte cher à ce niveau. Quand le gardien cherche à jouer court mais offre le ballon directement à l'adversaire dans la zone de danger, le Mondial ne pardonne pas.

50ème minute — Les Bafana Bafana à dix, le match bascule

Juste après la pause, Sphephelo Sithole est expulsé pour une faute de dernier défenseur sur Brian Gutierrez à la 50ème minute. Un carton rouge direct, sévère mais logique : faute sur un attaquant lancé seul vers le but, sans possibilité de récupération défensive. Les Bafana Bafana se retrouvent à dix contre onze — une infériorité numérique qui va tout changer.

67ème minute — Jiménez de la tête, le KO

Le Mexique reprend le contrôle du jeu et sur un joli mouvement collectif, Roberto Alvarado dépose un centre millimétré sur la tête de Raùl Jiménez, qui reprend le ballon en tête plongeante pour doubler la mise. 2-0. Une action d'école : appel de course dans le dos de la défense, centre au cordeau, reprise de tête au premier poteau. Jiménez, en larmes après son but, sait ce que ça représente — un but en Coupe du Monde chez lui, devant son peuple.

82ème et 90ème — Le chaos final

Themba Zwane écope d'un second carton rouge à la 82ème minute, après intervention du VAR, pour un coup au visage d'Alvarado — l'Afrique du Sud se retrouve à neuf. Et dans les dernières secondes, le Mexicain César Montes est lui aussi expulsé pour une faute grossière sur Khuliso Mudau, qui filait au but. Trois expulsions en un match. Une finale de boxe plutôt qu'un match de football.

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Ce que ce résultat change dans le Groupe A

Avec cette victoire, le Mexique prend la tête du Groupe A avec 3 points et une différence de buts de +2. L'Afrique du Sud reste à 0 point — dos au mur dès le premier match. Pour les Bafana Bafana, le prochain match contre la Corée du Sud sera une véritable finale. Une défaite et c'est l'élimination quasi assurée.

 

Conclusion — Le Mondial est une fête, mais aussi une jungle

La qualité de jeu n'a pas forcément été au rendez-vous, mais l'ambiance, elle, était bien là. Le Mondial 2026 s'est ouvert comme on l'espérait : intense, émotionnel, imprévisible. Trois expulsions, deux buts, des larmes dans les yeux de Jiménez, une foule mexicaine en délire — c'est ça, la Coupe du Monde. Ce n'est pas que du football. C'est de l'histoire vivante, jouée en temps réel, devant des milliards de regards.
Et quelque part à Abidjan, Accra, Dakar ou Casablanca, on regarde, on analyse, on rêve. Parce que dans quelques jours, c'est notre tour.
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