Pendant 45 minutes, les Pharaons ont douté. Pendant 45 minutes, les All Whites ont cru tenir l'un des plus grands exploits de leur histoire. Mais c'était de courte durée. Menée à la pause, l'Égypte a renversé la Nouvelle-Zélande (3-1) à Vancouver et s'offre au passage la première victoire de son histoire, 92 ans après ses débuts dans la compétition.
Dimanche 21 juin au BC Place de Vancouver, les Néo-Zélandais n'étaient pas venus pour admirer Mohamed Salah de loin. Dès les premières minutes, ils ont joué leur chance à fond dans un stade largement acquise aux Pharaons, mais où les supporters des All Whites se sont aussi fait entendre.
Le milieu offensif Elijah Just avait déjà fait trembler le gardien égyptien Mostafa Shobeir, avant que Finn Surman ne surgisse sur un corner à la 15e minute pour placer une tête puissante et ouvrir le score.
Pendant toute la première période, la Nouvelle-Zélande a gêné les Pharaons avec un jeu direct, agressif et sans complexe. L'attaquant et capitaine Chris Wood, véritable point d'ancrage offensif des All Whites, a constamment pesé sur la défense égyptienne, tandis que les hommes d'Hossam Hassan semblaient manquer d'idées dans les trente derniers mètres.
Juste après la reprise, McCowatt a même failli doubler la mise d'une tête rasante — occasion non convertie qui allait s'avérer décisive dans l'économie du match.
Le retour des vestiaires a complètement changé le scénario du match. Plus agressive, plus rapide dans les transitions et beaucoup plus précise techniquement, l'Égypte a commencé à pousser de plus en plus fort.
La récompense arrive à la 58e minute lorsque Mostafa Zico reprend de la tête un centre parfait de Mohamed Hany pour égaliser. Neuf minutes plus tard, le duo Zico-Salah fait des dégâts : une combinaison rapide, un appel dans la profondeur et Mohamed Salah conclut du gauche avec le sang-froid qu'on lui connaît pour donner l'avantage aux Pharaons.
Et comme une soirée historique mérite une belle conclusion, Trezeguet s'élève plus haut que tout le monde à la 82e minute pour transformer un corner de Salah et sceller définitivement le sort de la rencontre.
Si les All Whites méritent le respect pour leur entame de match, la seconde période a cruellement mis en lumière leurs limites. Les joueurs néo-zélandais ont eux-mêmes reconnu leur incapacité à répondre à la montée en puissance des Pharaons. Pressing trop bas, transitions offensives trop lentes, occasions gâchées au mauvais moment — les All whites ont payé cash leur manque d'efficacité.
Les stats parlent d’elles-mêmes : plus de tirs, plus de danger, et surtout plus d’efficacité pour les Pharaons. Avec 19 frappes et un xG de 1,96 contre 11 tirs et 1,21 pour la Nouvelle-Zélande, l’Égypte a clairement fait le match… et ça s’est vu au moment de conclure.
Avec cette victoire historique, les Pharaons prennent la tête du groupe G avec quatre points après leur nul face à la Belgique lors de la première journée. La Belgique et l'Iran restent coincées à 2 points chacune, et la Nouvelle-Zélande se retrouve avec un seul point. Le 26 juin, tout se jouera simultanément : l'Égypte face à l'Iran à Seattle, et la Nouvelle-Zélande contre la Belgique à Vancouver. Un simple point suffit aux Pharaons pour valider leur ticket pour les seizièmes.
Du côté néo-zélandais, l'équation est beaucoup plus compliquée. Avec un seul point au compteur, les All Whites devront absolument battre la Belgique lors de leur dernière rencontre et espérer un résultat favorable dans l'autre match du groupe.
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