Djo, quelle soirée à East Rutherford. Après une finale cadenassée jusqu'à la prolongation, c'est l'Espagne qui décroche sa deuxième étoile planétaire, seize ans après le premier sacre de 2010. Mais au-delà du trophée, c'est une image qui restera : Lamine Yamal venant consoler un Lionel Messi anéanti au coup de sifflet final — la suite logique d'une photo devenue culte avant même le coup d'envoi. Une boucle bouclée comme seul le foot sait en offrir.
Sur la pelouse du MetLife Stadium, la finale a longtemps ressemblé à un chantier tactique plus qu'à un spectacle. Luis de la Fuente reconduisait son onze habituel — Rodri, Fabian Ruiz et Dani Olmo au milieu, Baena, Yamal et Oyarzabal devant — face à une Argentine qui a fait le choix radical de tout défendre : les hommes de Scaloni ont passé l'essentiel du match repliés dans leur propre camp, avec seulement 35% de possession et une première frappe cadrée... à la 118e minute. Emiliano Martínez a longtemps tenu bon dans les cages argentines, repoussant tout ce que l'Espagne lui envoyait, jusqu'à céder en prolongation : sur une passe millimétrée de Lamine Yamal, Ferran Torres s'échappait dans le dos de la défense pour battre le gardien argentin d'un face-à-face conclu avec sang-froid. 1-0, et l'Argentine, en infériorité numérique après l'expulsion d'Enzo Fernández, n'a jamais vraiment su répondre malgré une ultime frappe de coup franc de Yamal — pour l'Espagne cette fois — qui a survolé la barre dans le temps additionnel de la prolongation. Score final : 1-0, l'Espagne conserve son statut de championne d'Europe et devient championne du monde pour la deuxième fois de son histoire.
C'est l'histoire qui a enflammé la planète foot toute la semaine avant cette finale. En 2007, un certain Lionel Messi, alors âgé de 20 ans, participait à une opération caritative du FC Barcelone avec l'UNICEF : au programme, poser avec des bébés du quartier pour un calendrier solidaire. Le nourrisson tiré au sort ce jour-là ? Un certain Lamine Yamal, âgé de 5 mois. La photo, où l'on voit Messi donner le bain au petit, était restée oubliée pendant quinze ans avant que le père de Yamal ne la partage sur les réseaux en 2024. À la veille de cette finale, le cliché a explosé sur toute la toile, tellement improbable que beaucoup d'internautes le pensaient généré par intelligence artificielle — avant que l'UNICEF elle-même ne confirme son authenticité. Sur les réseaux, la tendance s'était même inversée à la veille du match : de nombreux internautes, confiants dans la forme étincelante du jeune Espagnol, plaisantaient que ce serait cette fois Yamal qui donnerait "le bain" à Messi sur le terrain. Une prédiction à moitié vraie : l'Espagne l'a bien emporté, mais l'image la plus forte de la soirée restera ce geste de Yamal venant réconforter Messi, en larmes, juste après le coup de sifflet final — un vrai symbole de passage de témoin entre deux générations.
Pour Lionel Messi, cette finale restera un crève-cœur. Auteur d'un très beau parcours jusque-là (2e meilleur buteur du tournoi avec 8 réalisations, juste derrière Mbappé), le capitaine argentin a totalement disparu de la circulation face à une défense espagnole solide, ne parvenant jamais à faire la différence. Une prestation sans éclat qui n'a en rien terni son immense parcours dans cette compétition, mais qui restera comme le symbole d'une page qui se tourne : à 39 ans, il s'agissait vraisemblablement de la dernière finale planétaire de sa carrière avec l'Albiceleste.
Pour la Roja, ce sacre confirme une razzia entamée depuis l'Euro remporté deux ans plus tôt. Avec cette deuxième étoile mondiale, seize ans après le premier titre de la génération Xavi-Iniesta en 2010, l'Espagne s'installe durablement au sommet du foot mondial, portée par une nouvelle génération emmenée par Lamine Yamal, Rodri et une défense qui n'aura quasiment rien laissé passer sur l'ensemble du tournoi. Pour le jeune ailier, encore adolescent il y a peu, ce sacre planétaire vient couronner une ascension déjà vertigineuse.
Le lendemain, la presse espagnole exultait sans surprise, saluant une génération entrée dans la légende, tandis que la presse argentine retenait surtout l'image de Messi en larmes, symbole d'une fin de cycle douloureuse mais assumée avec grandeur. Sur les réseaux, l'étreinte entre Yamal et Messi a été partagée des millions de fois en quelques heures, beaucoup saluant l'élégance du jeune Espagnol dans un moment de pure victoire. Djo, on peut le dire : cette finale restera dans les mémoires bien au-delà du simple résultat sportif. Revois le sacre espagnol, les larmes de Messi et l'étreinte historique avec Yamal sur les chaînes New World Sport, direct dans ton appli Max it .